REVISTA OFFICIAL DA FLEC-FAC
CABINDA RESISTENTE
OFFICIAL PUBLICATION OF FLEC-FAC

 

 
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L'arrestation du leader kurde du PKK,   ABDULLAH OCALAN et les manifestations de mécontentement des militants et des sympathisants de la cause kurde à travers le monde entier ont démontré l'absurdité de l'injustice dont sont victimes plusieurs peuples.

Cette injustice, créée à dessein par les anciennes puissances colonisatrices dans le but de susciter des conflits entre des Peuples, constitue une bizarrerie géostratégique qui a privé un nombre important des nations de leurs territoires nationaux pourtant ancestraux et dont les limites furent reconnues par les colons eux-mêmes et par la communauté internationale.

Plusieurs Etats en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique sont ou ont été des acteurs complices de l'émergence dans le monde des Peuples et des nations sans terres. Parmi eux figure la République Populaire d'Angola qui a vu son espace territorial s'élargir par le fait qu'elle a cautionné l'annexion du territoire du Cabinda  au sien. 
Dans le cas de tous les Etats qui ont bénéficié malhonnêtement de cet appât honteux et mafieux, il 

n'est pas exact, en ce qui concerne l'étendue de leur territoire artificiel actuel de parler de l'intangibilité des « territoires hérités de la colonisation ». En la circonstance, cette expression « Territoires hérités de la colonisation » a été consacrée pour la protection des intérêts politiques, économiques et/ou stratégiques des Puissants au détriment des Peuples et des nations qui aspirent au Droit, à l'autodétermination et à l'indépendance.
L'obstination de certains dirigeants et lobbies des Etats développés possédant la force de dissuasion militaire et qui vise à maintenir le statu quo, sera une des sources potentielles des conflits armés dans le monde avec comme corollaire le pillage systématique des richesses du sol et du sous-sol des peuples sans voix. 
Le problème des  réfugiés  est un indice révélateur du refus  de  l'ordre  faussement  établi et  imposé par la pensée unique. Lorsque les Africains et les Asiatiques fuient la répression
dans leur pays pour se réfugier dans d'autre pays africains ou asiatiques, ce qui est le cas de plus de 95% des victimes, ils sont considérés comme des réfugiés tout court. Ceux qui par
Question 1 :
Monsieur le Président, depuis le 24 Mai 2000, le mouvement que vous dirigez, le FLEC/FAC, a arrêté et maintient en état d'arrestation trois citoyens portugais 
dans le Mayombe où est situé votre maquis. Étiez-vous au courant de cette opération ou alors soutenez-vous toutes les actions menées par les combattants du FLEC/FAC au Cabinda ?
Mr  NZITA H.T

Le  mouvement que je dirige depuis plus de vingt- six ans est bien structuré et bien organisé. J'ai été informé par l'État-

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Question 6
Quels sont vos rapports avec l'UNITA de JONAS SAVIMBI ?
x
Mr  NZITA  H.T.
J'ai connu Monsieur Jonas SAVIMBI de l'UNITA, comme 
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Le Vice-président de la Fédération de Russie s'est rendu à Luanda dans la première semaine du mois de décembre pour y rencontrer les dirigeants du Gouvernement Angolais du MPLA. La Russie, qui reste un allié militaire de premier plan pour le régime communiste de Luanda, envisage une nouvelle forme de coopération avec le MPLA notamment dans les domaines de l'exploitation du diamant et du pétrole. D'autre part, c'est depuis dix ans que le Portugal et l'Angola ont signé un accord de coopération technique et militaire en vue de la formation et de l'encadrement des unités militaires gouvernementales angolaises. Cet accord vient d'être renouvelé à la suite du voyage que vient d'effectuer à Lisbonne le Général Joao de MATOS, CEMG des forces armées angolaises.
Ceci  constitue une preuve de  plus que les gouvernements  successifs  du Portugal ont toujours soutenu le MPLA qu'ils ont  placé au pouvoir en Angola en vue d'appauvrir le peuple angolais  et de soumettre  à l'esclavagisme le peuple cabindais .Alors même que 
l'UNICEF,   par la voix de son délégué en Angola Monsieur Sergio Guimarës , vient  de faire état d'une statistique alarmante  qui fait dramatiquement apparaître que plus de cinq cents enfants angolais trouvent la mort quotidiennement pour cause de  famine , le Portugal intervient négativement dans le conflit en Angola. Ainsi donc , le Portugal  intervient négativement dans le conflit en Angola et au Cabinda  par son soutien militaire au MPLA et l'on peut se poser  la question sur le rôle exact de la Troïka (États-Unis d'Amérique, Russie, Portugal)  qui s'est octroyé le ''privilège ''de résoudre le conflit angolais dans la neutralité.
Toujours en Angola ; pour la première fois depuis l'accession du MPLA au pouvoir en Angola, une certaine contestation populaire prometteuse est apparue au grand jour. En effet, la principale organisation syndicale nationale dénommée UNTA et créée par le MPLA à l'époque de la grande gloire du marxisme léninisme, a appelé tous les fonctionnaires de l'administra
Monsieur Alpha KONARE, Président du Mali et Président en exercice de la CEDEAO, a effectué le 4 décembre dernier une visite d'information en République de Guinée Bissau où il a été courtoisement reçu par son homologue le Président KUMBA YALA. Le Président KONARE est parti s'en-
quérir de la situation politique et militaire dans ce pays qui a connu, il y a peu de temps, successivement une guerre fratricide et des élections pluralistes et démocratiques qui ont conduit le Président KUMBA YALA à la tête de l'État Bissau guinéen. Suite au conflit de 
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Afonso DLHAKAMA, le leader de la RENAMO UE, le principal parti d'opposition au Mozambique, a organisé dans le courant du mois de novembre 2000, une manifestation de protestation contre le Gouvernement du FRELIMO au pouvoir à Maputo. Cette manifestation voulue pacifique a tournée au drame. Plus ou moins 120 manifestants ont été retrouvés morts sans que l'on sache la cause exacte de leur décès. Le Parti de Monsieur 
DLHAKAMA conteste toujours le verdict des urnes qui a donné la majorité au FRELIMO et qui a conduit une fois de plus Monsieur CHISSANU à la magistrature suprême au Mozambique.
Monsieur DLHAKAMA réclame la démission d'un certain nombre des Ministres du  Gouvernement du FRELIMO, la nomination des membres de la RENAMO aux postes de Gouverneurs dans les provinces qui auraient majoritairement voté pour la RENAMO et 
Le 25 avril dernier, au cours d'une réunion secrète de l'État-major Général des Forces Armées Angolaises présidé par le Président du MPLA, monsieur José Eduardo Dos SANTOS, le commandement militaire angolais a décidé d'en finir avec le FLEC/FAC en programmant le 
lancement des attaques multiples durant trois mois en direction du Quartier Général des Forces Armées Cabindaises. La réalisation de ce projet criminel n'a pas atteint les objectifs escomptés suite à la vigilance et à la détermination offensive sans faille des Combattants du 
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L'occupation illégale du territoire du Cabinda par le pouvoir angolais est une forme de néocolonialisme inspiré par le néocolonialisme portugais.

Cette occupation continue de conduire le territoire du Cabinda dans le sous développement le plus complet confirmé par un taux de croissance économique et sociale plus que déficitaire.

Devant la misère indescriptible que connaissent les populations du Cabinda et constatant le pillage systématique des ressources humaines et naturelles du Cabinda par le pouvoir angolais, le FLEC/FAC, fer de lance de la lutte de libération du peuple cabindais, ne se contente pas seulement de combattre, arme à la main, contre les forces militaires du Gouvernement angolais au 
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construit ni hôpitaux ni centres médicaux.
Dans la société cabindaise sous occupation angolaise, la femme cabindaise n'a pas toute la considération qu'elle devrait avoir. La 
Le Gouvernement angolais occupe le territoire du Cabinda par la force des armes. Cette invasion militaire a conduit le peuple cabindais à travers le FLEC/FAC à se défendre aussi militairement en vue de vaincre le néocolonialisme angolais.

Les premières troupes militaires angolaises qui ont investi le territoire du Cabinda ont été infiltrées à partir du territoire du Congo Brazzaville où les Angolais du MPLA bénéficiaient de l'appui logistique et matériel du régime en place à l'époque.

C'est donc depuis l'année 1974 que le gouvernement angolais impose un affrontement militaire au peuple cabindais qui refuse d'être un nouveau protectorat angolais.

Dans cette guerre illégale, plusieurs enfants du Cabinda sont tombés héroïquement pour la défense de leur chère patrie. Les militaires angolais utilisent les armes lourdes avec lesquelles ils bombardent des villages cabindais . L'escalade de cette violence qui dure depuis vingt -cinq ans s'est traduite par des déplacements massifs des populations et la destruction de leurs biens.
L'objectif inavoué des maîtres de Luanda, c'est de vider le Cabinda de ses populations d'origine par la politique de nettoyage ethnique, 

d'extermination et de terres brûlées.

La logique de guerre imposée par le pouvoir angolais engendre une situation de tension et d'insécurité totale dans les frontières que le Cabinda partage avec les pays voisins où les populations sont identiques à celle du Cabinda, ethnique ment et linguistiquement.
En raison de la politique belliqueuse, expansionniste et impérialiste développée par le gouvernement angolais, l'Afrique centrale se trouve embourbée dans des conflits militaires dont on ne peut prévoir l'issue.

Animées par la volonté et la détermination de vaincre les envahisseurs angolais, les Forces Armées Cabindaises (FAC) ont réussi par leur combativité, à libérer des zones entières à l'intérieur du territoire du Cabinda. C'est dans ces zones libérées que sont installés les principaux organes du FLEC/FAC.

Les forces armées cabindaises constituent une armée de guérilla qui n'arrêtera la guerre que lorsque le gouvernement angolais sera contraint , soit par la force des armes soit par des négociations résultant d'un arbitrage international, de retirer ses troupes militaires stationnées 

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tiers de la population du Cabinda s'exprime assez bien en français.
Il ne doit pas exister un quelconque procès d'intention en raison des problèmes posés par ce que l'on peut appeler le bilinguisme national, lusophone francophone.
Les langues portugaise et française parlées au Cabinda sont des atouts prodigieux pour le rayon
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Le FLEC/FAC considère la famille comme la cellule mère de la nation cabindaise. Ainsi donc, l'avenir de la structure familiale au Cabinda, dépendra de la façon dont le Gouvernement de l'État Libre du Cabinda résoudra l'ensemble des problèmes posés par l'héritage néfaste du régime néocolonialiste angolais.

Il faudra donc commencer par la réhabilitation de la cellule familiale aujourd'hui détruite et dispersée par le fait de la guerre et plus encore de la misère.

Le Gouvernement de l'État libre du Cabinda mènera une politique économique et sociale centrée sur l'homme. Le plein emploi pour tous, tel sera le credo de cette démarche accélérée et dynamique. Les parents cabindais ne pourront tenir leur rôle de premiers éducateurs des enfants qu'en étant capables, par le fruit de leur travail, de subvenir aux besoins  de leurs familles.

La protection sanitaire devra être un droit pour chaque citoyen cabindais. L'organisation mondiale de la santé (O.M.S) affirme que la jouissance d'une meilleure santé est l'un des droits fondamentaux pour tout être humain sans distinction de race, de religion, de croyance politique ou de condition sociale. Le FLEC/FAC adhère à ce principe qui est universel.

Le Gouvernement de l'État libre du Cabinda élaborera et mettra en œuvre un programme sanitaire efficace et accessible à toutes les couches de la population cabindaise.

Ce programme définira des objectifs clairs et prioritaires en vue d'assurer l'accessibilité, la continuité, la qualité et la proximité des soins d'une part et la garantie de la flexibilité de l'offre des soins et la maîtrise des dépenses de santé d'autre part. 
Une répartition géographique des installations, des équipements et des activités de soins devra être assurée au profit de toutes les régions du Cabinda.
Le Gouvernement de l'État Libre du Cabinda fera construire des hôpitaux et des dispensaires locaux. Une commission nationale d'évaluation sanitaire et médicale devra être mise en place dans un but de contrôler le bon fonctionnement des services des hôpitaux et dispensaires.
Une attention soutenue sera accordée à l'étude et à la valorisation de la médecine traditionnelle. 

L'Education nationale sera la priorité des priorités dans l'action de l'État Libre du Cabinda. Le FLEC/FAC croit que l'école constitue le haut lieu de l'instruction des enfants. Le Gouvernement de l'État Libre du Cabinda devra assigner à l'école un certain nombre de missions principales parmi lesquelles , la transmission aux élèves du patrimoine des connaissances accumulées par l'humanité, la préparation aux techniques professionnelles, l'égalité des chances pour tous les élèves et étudiants et la lutte contre l'analphabétisme qui affecte actuellement une très grande partie de la population cabindaise.
La scolarité sera obligatoire et gratuite pendant les douze années qui couvriront l'enseignement primaire et secondaire. L'enseignement élémentaire donc primaire 

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énorme qui couvrira ce secteur nécessitera la mise en pratique progressive des plans de construction auxquels seront affectées les ressources maximales disponibles et ce, pour le plus grand bien être des futurs hôtes.

Éduquer une femme, c'est éduquer toute la nation. Le FLEC/FAC a la conviction que la femme cabindaise a un rôle prépondérant à jouer dans la socié

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binda, les deux Gouvernements de l'Angola et du Cabinda engageront indubitablement des négociations bilatérales qui pourraient aboutir à une forme de coopération diversifiée et exclusive défendant les intérêts des Angolais et des Cabindais en tant que deux peuples différents et réconciliés. 

Le FLEC/FAC veut croire que le Portugal trouvera sa place  dans le processus du développement socio-économique du Cabinda. C'est même un devoir moral du Portugal que de favoriser très activement l'émergence du Cabinda dans le concert des nations et d'encourager la réconciliation des peuples africains lusophones.

Le Gouvernement de l'État libre du Cabinda souhaitera l'établissement des relations amicales et bilatérales entre le Cabinda et le Portugal notamment dans le domaine de l'éducation , de la formation des cadres, de la culture, du tourisme, des travaux publics et de la construction.

L'Armée de l'État Libre du Cabinda sera une armée républicaine. Elle garantira la sécurité et l'intégrité territoriale du Cabinda. Le FLEC/FAC a la conviction que l'armée cabindaise sera au service de la nation cabindaise toute entière. Elle en sera le garant de la paix civile.

Il existera des grades au sein des Forces Armées Cabindaises. Elles seront basées sur le mérite, l'ancienneté, le comportement, le dynamisme et la fonction.
Lorsque le Cabinda recouvrera 

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veur de la mise en application d'une politique volontariste où chaque Cabindais aura sa place dans la gestion commune de la République du Cabinda.
La présente esquisse de programme est à la fois un constat et une vision sur l'avenir du Cabinda. Cette réflexion est destinée au peuple cabindais et à la communauté internationale.
En publiant ce projet bref, le 
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Considérant que le peuple cabindais, par l'intermédiaire de ses Chefs traditionnels, avait incontestablement signé trois traités de protectorat,
Notamment
le traité de CHICAMBA de 1883
le traité de CHINFUMU  de 1884
le traité de SIMULAMBUCO de 1885
avec les Représentants de la Reine du Portugal, plaçant le territoire du Cabinda sous la protection internationale du Portugal .

Considérant que par ces actes relevant du droit public international, le Cabinda est devenu « UN PROTECTORAT » du Portugal et Le traité de SIMULAMBUCO fut reconnu par la Conférence de Berlin de 1885.

Considérant que la Constitution du Portugal, dans son édition de 1971 et restée en vigueur jusqu'à la révolution des œillets de 1974 

énumère explicitement et distinctement tous les territoires dépendant du Portugal

Considérant  que la décolonisation portugaise n'a pas tenu compte des statuts juridiques qui ont régi le Cabinda et l'Angola, deux territoires bien distincts par le mode d'acquisition coloniale

Considérant que les Accords d'Alvor de 1975 conclus entre le Portugal et les Représentants du peuple angolais (MPLA, FNLA,UNITA) affirment arbitrairement en leur article 3 que le Cabinda est une partie intégrante et inaliénable de l'Angola
Considérant que cette session ou cette annexion est nulle et non avenue dans la mesure où  l'assentiment du peuple cabindais n'a été ni sollicité ni obtenu

Considérant que le Portugal a violé délibérément les clauses 

des  traités qui le lient au peuple cabindais

Avons convenu la réunification de nos mouvements respectifs en vue de constituer un front commun de lutte pour la reconnaissance des droits légitimes du peuple cabindais sur la terre de ses aïeux

Avons juré de servir la cause du peuple cabindais dans la fidélité, la loyauté, le sacrifice 

de ne pas accepter ou tolérer toute forme d'occupation du territoire du Cabinda par un pays tiers

de combattre arme à la main le néocolonialisme angolais et de parvenir à l'indépendance totale du peuple cabindais.
CHAPITRE  1 :  CONSTITUTION - DENOMINATION - SIEGE


ARTICLE 1 

Il a été constitué au cours d'un Congrès tenu à Pointe-Noire en République du Congo du 2 au 4 août 1963, un FRONT constituant un exécutif politique cabindais réunifiant les mouvements suivants
a. Mouvement pour la libération de l'enclave du Cabinda (M.L.E.C)

b. Comité d'action et d'union nationale du Cabinda (C.A.U.N.C)
c. Alliance de Mayombe (ALLIAMA)
 

ARTICLE  2

Il est dénommé FRONT DE LIBERATION DE L'ENCLAVE DU CABINDA  en sigle F.L.E.C

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Le siège du FLEC/FAC est fixé à l'intérieur du Cabinda

ARTICLE  4
Le Front de Libération de l'Enclave de Cabinda a comme objectifs :

a) -lutter pour obtenir l'indépendance du territoire de Cabinda et établir un État démocratique moderne et prospère dans lequel les libertés fondamentales seront garanties.

b) -regrouper en son sein les 

originaires du Cabinda, sans distinction de race, de tribu, de sexe, de croyance religieuse, de classe sociale, afin de réaliser et de concrétiser l'UNITE NATIONALE du peuple cabindais.

c) -dénoncer et combattre les abus du colonialisme et du néocolonialisme sous toutes leurs formes.
 

d) -préparer l'élite cabindaise pour la bonne gouvernance de la République du Cabinda.

e) -organiser les masses populaires en vue de leur participation et de leur contribution à la lutte de libération nationale.
 

ARTICLE 5
 

Les structures du FLEC/FAC sont les suivantes :

Des organes dirigeants

A : le Congrès
B : le Comité Central
C : le Bureau politique

D : le Gouvernement provisoire

DES ORGANES INTERMEDIAIRES

G : les Comités régionaux
H : les Représentations extérieures


DES ORGANES DE BASE

I : les Sections
J : les Cellules

CHAPITRE  I :  DU CONGRES


Article 6

Le Congrès est l'organe suprême du FLEC/FAC.

Il est composé de tous les militants délégués par les structures du mouvement .
Il se réunit en session ordinaire tous les cinq ans sur convocation du Président du Comité Central, Président du FLEC/FAC.

Il peut être convoqué en session extraordinaire chaque fois que le besoin se fera sentir ou à la demande des 2/3 des membres effectifs du FLEC/FAC


COMPETENCES DU CONGRES

ARTICLE 7

- Apprécier, discuter et approuver les   rapports du Comité Central
- Revoir, modifier et amender le programme, les Statuts, la ligne politique du FLEC/FAC et en émettre les directives ainsi que les recommandations au Comité Central

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COMITE CENTRAL

ARTICLE 9

Le Comité Central est l'organe dirigeant du FLEC/FAC.

ARTICLE 10

Le Comité Central est élu, pour une période de cinq ans (5), par le Congrès au moyen d'un vote nominatif sur base d'une liste proposée par les membres du Congrès .

Alinéa 1
 

Le Comité Central compte 51 membres effectifs et 5 membres suppléants.
Toute vacance de mandat au sein du Comité Central est comblée par un membre suppléant élu par le Congrès.
 

COMPETENCES DU COMITE CENTRAL

ARTICLE 11

Le Comité Central gère les directives et les recommandations émises par le Congrès.
Le Comité Central veille au strict respect des Statuts, du programme et du Règlement intérieur du FLEC/FAC.
Le Comité Central oriente et contrôle l'exécution des directives et recommandations du Congrès à qui il en rend compte.
Le Comité Central vote, en session budgétaire, le budget de fonctionnement des organes du FLEC/FAC.
Le Comité Central statue sur les cas généraux dont il est saisi.

ARTICLE  12
 

Le Comité Central se réunit deux (2) fois par an en session ordinaire sur convocation de son président.

Le Comité Central peut, en cas de nécessité, se réunir en session extraordinaire à la demande des 2/3 de ses membres.
 

ARTICLE  13

Le Comité Central dispose en son sein de cinq (5) commissions spécialisées et d'un Bureau permanent dirigé par le Secrétaire Général du Comité Central qui est de droit Secrétaire Général du Bureau politique.
Par dérogation du Président du FLEC/FAC, le Secrétaire Général dispose des pouvoirs réglementaires généraux.

ARTICLE  14

Le Comité Central désigne, par son pouvoir discrétionnaire, les membres du Bureau politique.

CHAPITRE  III :  DU BUREAU POLITIQUE

ARTICLE  15

Le Bureau politique est l'organe de conception, de décision, de coordination et d'exécution de la ligne politique et des activités du FLEC/FAC.

Le Bureau politique est l'émanation du Comité Central de qui, « Il reçoit les orientations et à qui, Il rend compte de ses activités.

ARTICLE  16

Le Bureau politique se réunit une fois par mois sur convocation de son président ou de son Secrétaire Général par dérogation du président.

ARTICLE  17
Le Bureau politique est constitué de onze (11) membres désignés 

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FAC représente le mouvement politiquement, juridiquement et militairement tant au niveau international que national.

ARTICLE 21

Le Président du FLEC/FAC convoque et préside les sessions et les réunions du Congrès, du Comité Central, du Bureau politique et du Gouvernement provisoire.

ARTICLE  22

Le Président du FLEC/FAC  NOMME et REVOQUE, par son pouvoir discrétionnaire les membres du Gouvernement provisoire.

ARTICLE  23

Le Président du FLEC/FAC est  le Commandant suprême des Forces Armées Cabindaises. 
Il  NOMME et REVOQUE le Chef d'État-major Général, le Chef d'État-major adjoint, les Commandants des régions militaires.

ARTICLE  24

Le Président du FLEC/FAC  NOMME et REVOQUE  les membres du Cabinet présidentiel, les Conseillers à la Présidence, 

les hauts responsables de services de sécurité militaire et civile.

Alinéa 1

Le Président du FLEC/FAC  NOMME et REVOQUE , par son pouvoir discrétionnaire, les Représentants du FLEC/FAC auprès des pays étrangers et des institutions internationales.

ARTICLE  25

Le Président du FLEC/FAC est le garant de l'unité nationale du peuple cabindais.
Il assure la cohérence et le bon fonctionnement des organes du mouvement.

ARTICLE  26

Le Président du FLEC/FAC a le droit d'initiative sur la ligne politique générale du mouvement. 
Il propose toutes les suggestions qu'Il juge nécessaires pour la bonne marche du mouvement.
La voix du Président du FLEC/FAC est prépondérante.

ARTICLE  27

Le Président du FLEC/FAC est secondé par un vice-Président élu par le Congrès.

ARTICLE  28


En cas d'incapacité, de décès, de démission et de haute trahison du Président du FLEC/FAC, Il est remplacé par le Congrès réunit en session extraordinaire.
Conformément à l'ordre hiérarchique, le vice-Président ou le Secrétaire Général du FLEC/FAC assume l'intérim de la Présidence du mouvement avant la convocation du Congrès.

CHAPITRE  V :  DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE
ARTICLE  29

Les membres du Gouvernement provisoire sont responsables individuellement devant le Président du FLEC/FAC, Chef du Gouvernement provisoire.

ARTICLE  30

Le Gouvernement provisoire gère l'administration dans les zones libérées et contrôlées par le FLEC/FAC.

Alinéa  1

Le Gouvernement provisoire est constitué des Secrétaires d'État dont les attributions sont  déterminées par le Président du FLEC/FAC.

CHAPITRE  I : DENOMINA

TION ET FONCTION

ARTICLE  31
Les organisations des Masses sont dénommées comme suit :
1. La Jeunesse cabindaise en sigle (J.C)
2. L'Organisation des Fem

mes Cabindaises en sigle (O.M.C)
3. Le Conseil du Peuple en sigle (C.P)

ARTICLE  32

Les Organisations des Masses 

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Comité Central qui dispose la prérogative d'en désigner les 
principaux dirigeants.
ARTICLE  34

La qualité de membre du FLEC/
FAC s'acquiert dans les conditions ci-après :

1. avoir dix-huit (18) ans d'âge révolu
2. Faire sa demande d'adhésion expressément auprès du Bureau permanent du Comité Central et payer les frais d'adhésion
3. Respecter les Statuts et les convictions du FLEC/FAC
4. Payer régulièrement ses cotisations dont le montant est fixé par le Bureau permanent du  Comité Central
5. Posséder sa carte de membre.

ARTICLE  35

Sont membres effectifs du FLEC/FAC, les membres qui y occupent une fonction bien déterminée et qui y exercent une responsabilité dirigeante au sein de ses organes.
Les membres effectifs du 

FLEC/FAC prêtent un serment de fidélité aux convictions du mouvement afin de servir loyalement et assidûment la lutte pour l'indépendance du peuple cabindais .

ARTICLE  36

Sont membres adhérents du FLEC/FAC, tous les militants qui adhèrent à son action et soutiennent son programme au sein des organes intermédiaires, des organes de bases, des organisations des masses et des Associations sans distinction de race, de sexe, d'origine ou de religion.

ARTICLE  37

Sont membres sympathisants du FLEC/FAC, tous ceux qui, par leur soutien moral ou matériel se solidarisent à la lutte de libération du peuple cabindais en la faisant connaître auprès de l'opinion publique nationale et internationale.
Ils ne sont pas liés par le payement obligatoire des cotisations.


ARTICLE  38

Les ressources du FLEC/FAC proviennent de :

1. des droits d'inscription
2. des cotisations
3. des souscriptions
4. des dons et libéralités
5. des recettes imprévues.

ARTICLE  39

Les cotisations sont obligatoires et mensuelles pour tous les membres effectifs et adhérents.

ARTICLE  40

Toutes les recettes du FLEC/FAC sont déposées sur un compte bancaire tenu et administré par la commission des finances du Comité Central
 
 

ARTICLE  41

Seul le Congrès dispose de la com

pétence de modification et de dissolution des Statuts du FLEC/FAC. 
ARTICLE  42

La dissolution du FLEC/FAC ne 

peut être prononcée que par le Congrès au moyen d'un vote à la majorité des 2/3 des membres participants.
En cas de dissolution, le Congrès décidera de l'utilisa
tion du patrimoine du FLEC/FAC.
ARTICLE  43

Tous les organes du FLEC/FAC établissent leurs propres règlements intérieurs compatibles aux 

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présents Statuts et au Règlement intérieur du FLEC/FAC.

ARTICLE 44
Les Forces Armées Cabindaises sont régies conformément aux règlements militaires édictés par le Président du FLEC/FAC  et sont liées aux présents Statuts.

ARTICLE  45


Le Chef d'État-major Général dispose, sur dérogation spéciale du Président du FLEC/FAC, d'un pouvoir réglementaire général en matière militaire.
 

Adopté, le 16 Mai 1996

CABINDA, zones libérées

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Editeur responsable
FLEC/FAC
Base des Hérros de l'indépendance 
Du Cabinda/Zones  libérées de la 
République  du Cabinda

SITE  : WWW.CABINDA.NET

 

 

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