COMMUNIQUE  N° 0033/BE/2001

COMMUNIQUE N° 0032/BE/2000

- COMMUNIQUE  N°026/2001/CAB 


COMMUNIQUE  N° 0033/BE/2001

 

La direction politico-militaire du Front de Libération de l’Enclave du Cabinda FLEC/FAC informe l’opinion publique internationale qu’en date du 11/06/2001 vers 17h00, heure locale l’armée angolaise a envoyé 4 camions bondés des militaires à la frontière avec le cabinda vers Tshela dans le Bas-Congo en territoire congolais (RDC) pour envahir les zones sous contrôle du FLEC/FAC.

Les troupes angolaises appuyés par des éléments cubains mais aussi des militaires portugais de race noire ont été envoyé dans le but de commettre des massacres contre des populations civiles sans défense. L’un des 4 véhicules est tombé en panne tandis que les trois autres sont repartis au cabinda pour prendre d’autres effectifs qui seront acheminés au Congo.

Nous tenons à informer les autorités congolaises qu’il risque de se passer un drame semblable à celui de l’Est du Congo s’elles laissaient les angolais utiliser leur territoire pour nous attaquer. Nous ne voulons pas que les populations frontalières avec qui nous partageons des liens de famille puissent subir le prix de cette nouvelle aventure criminelle qui s’annonce.

Les autorités congolaises doivent maintenant comprendre la raison de la présence de l’armée angolaise au Congo et d’ailleurs l’ancien chef d’Etat-major João de MATOS l’avait dit en termes claires que l’armée angolaise est intervenue en RDC pour défendre les intérêts angolais.

Le FLEC/FAC va lancer une campagne d’information auprès de nos frères congolais pour qu’ils soient informés et qu’ils comprennent que la présence de l’armée angolaise en RDC risquent de se révéler aussi dangereux et même plus dangereux que celle des rwandais. Les angolais ont toujours rêvé de contrôler le Bas-Congo et aujourd’hui ils ont plus puisqu’ils contrôlent en plus la capitale. La prochaine étape sera l’annexion pure et simple de cette province. Ce n’est pas pour rien que les autorités angolaises disent que l’Angola va de CABINDA à CUNENE. L’Angola ne peut aller de Cabinda à Cunene sans le Bas-Congo.
 
La perte de la souveraineté du Congo est un drame pour l’Afrique centrale. Que les autorités congolaises réfléchissent jusqu’où ils sont prêts de s’engager avec les angolais et quelles en seront les conséquences. Le pouvoir portugais, concepteur de l’occupation du Cabinda et allié fidèles du pouvoir angolais doit aussi réfléchir sur l’avenir de ses ressortissants au Cabinda.

Fait à Dison, le 10/06/2001

Pour la direction du FLEC/FAC
 

 


COMMUNIQUE N° 0032/BE/2000

La direction politico-militaire du Front de Libération de l’Enclave du
Cabinda FLEC/FAC informe l’opinion publique internationale que malgré
les avertissements répétés de notre mouvement aux gouvernements respectifs
de la république Démocratique du Congo et de la République du Congo alliés
du gouvernement angolais du MPLA, leurs territoires continuent à être
utiliser comme bases arrières pour mener des actions criminelles contre nos
populations.

Dans la nuit du 03 au 04/05/2001, un contingent militaire angolais venant de
la RDC a pénétré au Cabinda par la frontière de Kimbanza avant d’être
repoussé par des éléments du FLEC/FAC. Dans leur fuite, les soldats angolais
sont tombés dans un champ des mines. Pour se venger, ils ont brûlé un
village cabindais avant de se replier en RDC.

Contre tenu de la situation qui prévaut actuellement à nos frontières, la
direction politique du FLEC/FAC a donné l’ordre à l’armée de se
déployer de l’autre côté de la frontière dans un rayon de 50 km. Le
déployement a déjà commencé et des effectifs importants vont être envoyé en
RDC où nous comptons nous installer
pour un duré indéterminé.

Tant que durera la présence angolaise en RDC, le FLEC/FAC ne reconnaîtra
plus les frontières de la RDC dans ces limites anciennes. Les mêmes
sanctions devront être très prochainement appliquées contre le Congo
Brazzaville, pays par lequel les troupes angolaises sont entrés au Cabinda
par la frontière de Kimongo le mois dernier pour commettre des massacres des
populations civiles.
 

Pour la direction du FLEC/FAC
   
 
 



COMMUNIQUE  N°026/2001/CAB

La direction politico-militaire du Front de Libération de l’Enclave du Cabinda FLEC/FAC alerte l’opinion publique internationale sur le génocide ethnique qui se perpétue actuellement dans le territoire du Cabinda par l’armée angolaise.

Le 4/05/2001 les troupes angolaises basées à KIMONGO en république du Congo ont pénétré au Cabinda par la frontière de Moukonji. Ils sont entrés dans le village de SEKE MBANZA où ils ont tué monsieur ABINIEL, le chef du village, sa femme et ses enfants et d’autres habitants du village. Ils ont brûlé et miné le village avant de se rendre  successivement dans les villages de  MALUANGU ZAU, LONDE LUBUNJI et SANDA MASALA où ils ont commis les mêmes crimes.
 

A Konde Lubunji , monsieur Moises le chef du village a subit le même sort que son collègue de SEKE MBANZA par contre Alberto KIONGA, le chef du village de SANDA MASALA a été obligé d’aller rechercher les villageois qui s’étaient réfugiés dans la forêt alors que sa famille était prise en otage par l’armée angolaise. On lui a laissé dire que l’armée angolaise était venue pour assurer leur sécurité. Les femmes qui ont accepté de rentrer ont été violées avant d’être exécuté. Le chef du village et sa famille ont subit le même sort..

Le 05/05/2001 une expédition similaire a été organisée dans les villages de NSUKU NKAZI et de  MBAMBA KUANGA avec les mêmes méthodes. Assassinats des populations, rasage   des habitations par incendies et minages des sentiers et villages.

Nous regrettons l’attitude de la communauté européenne qui se préoccupe seulement de la situation des quelques individus portugais parce qu’ils sont des ressortissants communautaires alors que le Portugal qui est à la base de la tragédie que vit le peuple cabindais participe aux cotés de l’armée angolaise à l’extermination des populations civiles innocentes et sans défense. Le manque de réactions des pays de la communauté européenne suite à l’expulsion des journalistes portugais du Cabinda par le gouvernement angolais du MPLLA avec l’accord secrète du Portugal afin que les massacres se fassent sans témoin démontre le manque de respect et de considération pour nos populations.

Un vrai problème de conscience se pose aujourd’hui ; la communauté européenne va t-il continuer à cautionner l’occupation illégale du Cabinda et l’extermination de ses populations par le simple fait que l’Angola permet aux puissances occidentales de piller les ressources pétrolifères que regorge notre territoire.

Le FLEC/FAC va saisir la cour européenne des droits de l’homme afin qu’une commission  soit envoyée au Cabinda pour enquêter sur les crimes commis par le pouvoir angolais du MPLA.

Nous comptons aussi protester contre les gouvernements de la République Démocratique du Congo et du Congo Brazzaville dont les territoires servent de base arrière aux troupes angolaises qui viennent semer le désordre et la désolation au Cabinda. Le FLEC/FAC se réserve maintenant le droit de poursuite et de réplique contre ces deux pays.

Nous posons au gouvernement portugais, l’allié militaire du régime sanguinaire et dictatorial du MPLA la question de savoir ; Qu’est ce que nous devons faire des sujets portugais vivant actuellement au Cabinda sachant que des militaires portugais ont participé et participent encore aux assassinats des civils cabindais innocents et sans défense ? Devons-nous appliquer la loi du Talion, oeil pour oeil, dent pour dent ?
 

Fait à Dison, le 08/05/2001
 
 
 


 

MENU - SITE MAP